L’académie de Rennes fait des économies sur le dos de ses personnels

 

Encore des économies faites sur le dos des personnels par le ministère..!

La première session du concours de recrutement des professeur·es des écoles au niveau licence a eu lieu le mois dernier. Comme tout concours, des professeur·es sont mobilisé·es pour corriger les épreuves.
Les professeur·es missionné·es pour cela se sont retrouvé·es face à un nombre important de copies à corriger en peu de temps. Au temps de corection s’ajoute un temps conséquent d’harmonisation des notes (chaque épreuve étant corrigée par 2 correcteur·ices). Le tout sur écran et à distance puisque les copies étaient numérisées.Des conditions de travail bien loin d’être optimales...

La colère est donc d’autant plus forte quand les correcteur·ices ont appris que, comme les candidat·es ont composé 3 matières différentes sur la même copie, chaque correction d’une épreuve ne compte que comme un tiers de copie !! La correction des copies de 90 candidat·es ne sera donc rémunérée que comme la correction de 30 copies ! Cela va à l’encontre de l’arrêté du 7 mai 2012 fixant notamment la rémunération des correcteur·ices lors des examens et concours. Celui-ci indique en effet une rémunération "au document ou à la copie".

Au final, on arrive à une rémunération inférieure au SMIC horaire. Notre ministère est-il à ce point dans la misère qu’il ne peut plus payer ses correcteur·ices ? Il est inadmissible que le travail des collègues ne soit pas entièrement rémunéré ! Dans ces conditions, il est peu probable pour le ministère d’arriver à trouver assez de volontaires pour corriger ce concours l’an prochain.

Plus de détails sur l’article du Café péda.